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Le 11 novembre 1918

source image : service historique de la défense

source image : service historique de la défense

Signé le 11 novembre 1918 près de Rethondes, l’Armistice mit un terme à la première guerre mondiale qui fit plus d’un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense et la joie s’empara de chaque commune.

Jour d’hommage et de recueillement, le 11 novembre donne lieu chaque année à des cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts des communes de France.

Le 11 novembre 1918, à 5 heures du matin, dans un wagon aménagé au carrefour de Rethondes en forêt de Compiègne une convention d’armistice est signé, pour les Alliés, par le maréchal Foch, commandant en chef des armées alliées et l’amiral Wemyss, First Sea Lord, et, pour l’ Allemagne, par le secrétaire d’État Erzberger, président de la délégation allemande, le comte von Oberndorff, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, le général major von Winterfeldt, et le capitaine de vaisseau Vanselow.

La convention d’armistice du 11 novembre 1918 est conservée par le service historique de la défense. Ce document de 13 pages est relié avec les textes des conventions du 13 décembre 1918, 19 janvier et 16 février 1919 prolongeant la durée de l’armistice, auxquels sont joints le protocole du 4 avril 1919 et les cartes et rapports, annexes de ces conventions. Il est à noter que l’exemplaire allemand a été détruit.

La convention stipule les conditions d’armistice conclues entre Alliés et Allemands. Elle se compose de 34 articles répartis dans six chapitres : les conditions d’armistice sur le front occidental ; les dispositions relatives aux frontières orientales de l’Allemagne ; les conditions dans l’Afrique orientale ; les clauses générales traitant du rapatriement de tous les internés ; des clauses financières ; des clauses navales ; et de la durée de l’armistice.

Le 11 novembre 1920, la dépouille d’un Soldat Inconnu fut inhumée sous l’Arc de Triomphe à Paris où la flamme est ravivée tous les soirs par le Comité de la flamme et des représentants d’associations.

Documents liés :

Loi du 24 octobre 1922 fixant la journée commémorative du 11 novembre

Service historique de la défense, « La convention d’armistice du 11 novembre 1918 (numérisation du document réel) », et la photo de l’originale sur www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr 

Le 11 novembre un jour mémoire

 

 

Pour aller plus loin :

+ Mémoire et patrimoine

+ La guerre 14-18

+ La première guerre mondiale

+ Enseignement et centenaire de la Première Guerre mondiale

+ Ecouter la Première Guerre mondiale : les discours d’hommes politiques

+ Mission centenaire

+ Un poilu sur le canal Seine-Nord Europe

+ Europeana 1914-1918

+ De 1914 à 1919, parcourez les pages numérisées du journal « le petit Havre »

+ Un exemple de commémoration en classe – Le 11 novembre 1918

+ Pourquoi l’armistice du 11 novembre 1918 n’a pas (vraiment) mis fin à la guerre

+ Le monument aux morts comme support pédagogique – cycle 3

 

VIDEO3 : La signature de l’armistice du 11 novembre 1918 :

Commémorer le 11 novembre, c’est aussi se souvenir de la signature de l’armistice entre l’Allemagne, la France et ses alliés. France 3 a retrouvé le témoignage d’un homme qui a assisté à cette rencontre historique.

C’est dans la clairière de Rethondes, dans la forêt de Compiègne, que vient d’être signée la paix. Les discussions entre les belligérants se déroulent dans un train qui sert de poste de commandement au Maréchal Foch. Le 11 novembre à l’aube, les plénipotentiaires allemands viennent de reconnaître leur défaite. Le wagon de Rethondes entre alors dans la légende. A 5 heures du matin, le texte d’armistice est enfin signé par les participants. Quarante ans après, le bras droit du Maréchal Foch témoigne, un document rare.

Une saignée pour la France

« Une larme coule sur la joue du capitaine von Oberndorff. Ce moment est certainement le moment le plus émouvant, le plus dramatique dans la simplicité de cette scène, qui a toute sa grandeur justement dans son extrême simplicité », raconte en 1958 le général Maxime Weygand, chef d’état-major du Maréchal Foch. Il est 11 heures quand retentit le cessez-le-feu, sur une note sonnée par tous les clairons d’un front immense, de la mer du Nord à la frontière suisse. En France, la population célèbre l’armistice. Jamais encore le pays n’avait connu pareille saignée : 1 400 000 soldats tués, 2 500 000 blessés pour une guerre qui aurait dû être « la Der des Ders ».